Beni : Azarias Mokonzi tire la sonnette d'alarme sur le sort des enfants de militaires déplacés et les risques pour la sécurité

Juil 22, 2026 - 14:18
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Beni : Azarias Mokonzi tire la sonnette d'alarme sur le sort des enfants de militaires déplacés et les risques pour la sécurité

La situation des enfants issus des familles de militaires déplacées à Beni devient de plus en plus préoccupante.

 Dans une correspondance officielle adressée au maire de la ville, le citoyen Azarias Mokonzi interpelle les autorités locales sur les conséquences sociales et sécuritaires de l'abandon de ces mineurs, appelant à une intervention urgente.

Selon une copie de cette correspondance parvenue à notre rédaction, Azarias Mokonzi explique que l'occupation de Goma et de plusieurs localités environnantes par les rebelles a provoqué le déplacement de nombreuses familles de militaires vers Beni. Il déplore que plusieurs de ces familles vivent aujourd'hui dans des conditions particulièrement difficiles, sans assistance suffisante de l'État.

Face à cette précarité, plusieurs enfants seraient contraints de survivre dans les rues de la ville, où ils sont exposés à la mendicité, à l'exploitation économique et à la consommation de substances toxiques, notamment la colle Pattex et l'essence. Une situation qui, selon lui, compromet gravement leur avenir et fragilise davantage le tissu social.

Au-delà de l'urgence humanitaire, Azarias Mokonzi estime que ce phénomène représente une véritable menace pour la sécurité publique. Il met en garde contre le risque de voir ces enfants, privés d'encadrement et de perspectives, sombrer progressivement dans la délinquance et alimenter des réseaux criminels.

Dans son plaidoyer, il invite les autorités municipales à mettre en place, sans délai, un mécanisme de protection, de prise en charge et de réinsertion de ces enfants, en collaboration avec les services compétents et les partenaires œuvrant dans le domaine de la protection de l'enfance.

Pour Azarias Mokonzi, une action rapide permettrait d'éviter que Beni ne fasse face, à terme, à un phénomène comparable à celui des « Kuluna » observé dans la capitale, Kinshasa, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur la paix et la sécurité de la population.

Boniface Malimingi Anatole