CAN 2025/Acharnement contre Jean-Jacques Ndala : Douce Lubambo interpelle la conscience nationale et apporte son soutien
Depuis la finale opposant le Maroc au Sénégal, disputée le 18 janvier dernier à Rabat, l’arbitre international congolais Jean-Jacques Ndala se retrouve au cœur d’une polémique virulente.
Une vague de critiques et d’attaques, parfois virulentes, a pris pour cible l’officiel congolais, suscitant une profonde inquiétude quant au respect et à la solidarité envers les talents nationaux.
Face à cette situation jugée excessive et injuste, Douce Lubambo, voix engagée de la société congolaise, est montée au créneau pour exprimer son soutien ferme et sans ambiguïté à l’arbitre Ndala. Elle condamne avec force ce qu’elle qualifie d’acharnement injustifié, provenant non seulement de l’étranger, mais aussi fait plus troublant de certains Congolais eux-mêmes.
Selon elle, il est alarmant de constater que des Congolais se montrent souvent prompts à défendre les intérêts d’autrui, tout en se montrant sévères, voire hostiles, envers l’un des leurs. Une attitude qu’elle juge récurrente et profondément regrettable.
Douce Lubambo s’étonne notamment de voir que lorsque des voix sénégalaises critiquent l’arbitre congolais, des Congolais s’empressent d’amplifier ces attaques. Et lorsque des critiques similaires émergent du côté marocain, ce sont encore des compatriotes qui les relaient, donnant ainsi l’impression d’un désaveu collectif.
« Au final, qui y gagne ? », s’interroge-t-elle.
Le Sénégal a remporté le trophée. Le Maroc a terminé deuxième. Pendant ce temps, les Congolais semblent s’enliser dans des querelles internes au détriment de l’unité nationale.
Pour Douce Lubambo, cette situation soulève une véritable crise de patriotisme. Elle questionne le sens de tels comportements à la lumière de l’héritage laissé par Patrice Emery Lumumba, symbole de dignité et de cohésion nationale.
Elle met en garde contre les divisions internes qui fragilisent davantage l’image du Congo sur la scène internationale.
En conclusion, elle lance un appel pressant à la conscience collective, exhortant les Congolais à apprendre à protéger, soutenir et valoriser leurs talents, surtout lorsque ceux-ci représentent dignement le pays au plus haut niveau. Pour elle, défendre les siens n’est pas un excès de patriotisme, mais un devoir moral.
Boniface Malimingi Anatole