Homme Femme ,quelles différences au niveau cérébral ?

Il existe bien des différences au sein des cerveaux masculins et féminins sur le plan biologique, et elles sont logiques.

Homme Femme ,quelles différences au niveau cérébral ?

Les hormones sexuelles (spécifiques selon le sexe) sécrétées par les organes reproducteurs, pénètrent dans le cerveau et vont influencer la formation de circuits de neurones. Or, puisque les hormones sont différentes, on dit du cerveau qu’il est « sexué ». Ainsi, chez la femme, les neurones de l’hypothalamus (une structure du système nerveux central) s’activent périodiquement pour déclencher l’ovulation, ce qui n’est pas le cas chez l’homme. Il existe donc des différences induites par l’imprégnation hormonale. Pour le reste, il semblerait que seuls l’environnement et l’apprentissage puissent modifier la structure de cet organe.

La femme est souvent présentée comme ayant plus d’aptitudes aux langages. Cette affirmation provient de la conclusion d’une étude datant de 1995 et qui utilisait la technique de l’IRM (Imagerie cérébrale par résonance magnétique). L’expérience reposait sur la comparaison de l’activité cérébrale de 19 femmes et 19 hommes durant un test de langage. Les résultats ont montré que les hommes utilisaient tous l’hémisphère gauche, alors que 11 des femmes utilisaient les deux hémisphères. Un constat suffisant pour bâtir des conclusions sur l’utilisation optimale du cerveau féminin dans ce genre d’exercice. 

Dans le livre" CERVEAU HOMME-FEMME QUELLES DIFFERENCES ?  L'auteur nous montre à travers différentes études des psychologues et des neurologues que les différences cérébrales liées au sexe sont d’ordre anatomique et fonctionnel. Cela fait que les hommes et les femmes n’aient pas les mêmes aptitudes, les mêmes facultés cognitives, mnésiques, motrices etc.

Les études révèlent que les femmes sont plus empathiques que les hommes. Et ces derniers sont plus agressifs que les femmes.

Toutefois, ces différences établies dans le cerveau dès la naissance sont faibles mais amplifiées par l’environnement. Par exemple, les femmes sont  orientées dans les sciences humaines, tandis que les sections techniques sont réservées aux hommes, les parents donnent aux bébés du sexe masculin des jouets comme voiture, ballon,…mais pour les bébés du sexe féminin de jouets des poupées etc.

L’auteur souligne que ce sont les hormones qui jouent un grand rôle dans la plasticité du cerveau et que les différences cérébrales ne font pas que l’un soit supérieur à l’autre mais que l’homme et la femme sont complémentaires parce que dans certains domaines l’homme est plus fort que la femme et dans un autre c’est l’inverse.

L'auteur nous montre à travers différentes études réalisées que les filles ont une ambition professionnelle réduite du fait que la durée des études nécessaires pour atteindre des statuts élevés est longue, or cette durée retarde la disponibilité sur le « marché du mariage » pour les femmes faisant de longues études. Elles ont des enfants plus tardivement et en ont moins.

Il souligne aussi que les femmes et les hommes ne parlent pas le même langage dans la mesure où la conversation des hommes tend à se focaliser sur la compétition,  pour le pouvoir, celle des femmes sur la proximité affective.

Après avoir évoqué les spécificités masculines et féminines de leurs comportements (que vous vous allez trouaver, certes dans le livre), il a montré les différences entre homme / femme constatées dès la plus tendre enfance tout en précisant que ces différences sont en partie dues aux gènes et à l’influence de l’environnement, que les médecins savent depuis longtemps que  les hommes (colère, agitation) et les femmes (tristesse, insomnie) ne vivent pas la dépression de la même façon et ne sont pas égaux face à elle. Et pourtant, lorsque les cliniciens ont conçu le DSM-5, ils ont volontairement décrit ces maladies sans distinctions de genre.

Et d’ajouter qu’aujourd’hui la prise en charge de la dépression ne devrait pas être identique si le malade est une femme ou s’il est un homme parce que ces derniers ne réagissent pas de la même façon face aux antidépresseurs.

Pour finir, il est évident  que les hommes et les femmes ne sont pas affectés de la même façon par certaines maladies dont la schizophrénie, le stress post-traumatique et le trouble bipolaire.

Christian RWANZE, écrivain ,poète ,éditeur et étudiant-chercheur en psychologie clinique .