Rutshuru : le Conseil Territorial de la Jeunesse alerte sur de nouveaux massacres à Bwito et réclame une intervention urgente
Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru (CTJ-Rutshuru) a lancé une nouvelle alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu.
Dans un communiqué publié le 15 juin 2026, cette structure dénonce ce qu’elle qualifie de « crimes de guerre massifs » commis dans la chefferie de Bwito et appelle la communauté nationale et internationale à agir sans délai.
Selon le document, des violences attribuées aux rebelles du M23 auraient été enregistrées entre le 11 et le 12 juin 2026 dans les localités de Kilama, Nyagisozi et Mayengo/Domaine, situées dans le groupement de Bambo. Le CTJ-Rutshuru affirme qu’au moins six civils, parmi lesquels des femmes et des enfants, auraient été exécutés sommairement lors de ces attaques.
L’organisation indique que les assaillants auraient justifié ces exécutions par de présumés liens des victimes avec les FDLR et les groupes Wazalendo.
Toutefois, elle souligne qu’aucune preuve n’aurait été présentée pour étayer ces accusations, dénonçant ainsi des actes qu’elle considère comme des massacres ciblant des populations civiles innocentes.
Au-delà de ces événements récents, le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru affirme que depuis janvier 2026, son système de monitoring a documenté au moins 213 personnes tuées dans la chefferie de Bwito. Pour cette organisation, ce bilan témoigne de l’ampleur des violations des droits humains qui continuent d’affecter les habitants de cette partie du Nord-Kivu.
Face à cette situation, le CTJ-Rutshuru condamne fermement les crimes de guerre et les graves atteintes aux droits humains rapportés dans la région. Il appelle les Nations Unies, l’Union africaine, la CIRGL ainsi que les organisations nationales et internationales de défense des droits humains à diligenter une enquête indépendante afin d’identifier les responsables et de faire toute la lumière sur ces allégations.
Le Conseil demande également la mise en place urgente de mécanismes de protection des populations civiles dans les zones affectées, notamment dans les chefferies de Bwito et de Bwisha, tout en plaidant pour des sanctions contre les auteurs des violences.
À travers ce cri d’alarme, la jeunesse de Rutshuru dit vouloir attirer l’attention de l’opinion publique sur la souffrance persistante des populations locales et insiste sur la nécessité d’une réponse rapide pour prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.
Boniface Malimingi Anatole