RDC : Promesse Matofali fustige une « dérive autoritaire » du régime Tshisekedi,après la fouille nocturne du domicile de Christian Mwando
Le climat politique en République démocratique du Congo se tend davantage. L’opposant Promesse Matofali Yonama, figure proche de Moïse Katumbi, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’acte d’intimidation politique, à la suite d’une opération sécuritaire menée contre la résidence de l’honorable Christian Mwando Nsimba.
Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre 2025, plusieurs services de sécurité de l’État — notamment l’ANR, la DEMIAP, la Police nationale et des éléments des FARDC — ont procédé à une perquisition au domicile de Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale. Les faits se sont déroulés à Kirungu, chef-lieu du territoire de Moba, dans la province du Tanganyika.
Selon Promesse Matofali, cette opération s’est déroulée à l’aube, entre 4h25 et 6h22, dans des conditions qu’il juge préoccupantes. S’exprimant sur les réseaux sociaux, il a vivement critiqué ce qu’il considère comme une stratégie délibérée du pouvoir en place visant à faire pression sur les acteurs de l’opposition.
Pour l’opposant, ces pratiques traduisent une volonté du régime du président Félix Antoine Tshisekedi de museler les voix discordantes. Il rappelle que l’opposition politique est reconnue et protégée par la Constitution congolaise, et que de telles actions risquent d’éroder davantage les fondements de l’État de droit.
« Les intimidations ne feront que renforcer notre engagement », a laissé entendre Promesse Matofali, estimant que ces méthodes ne sauraient freiner la lutte politique menée par l’opposition républicaine.
Cet épisode n’est pas un cas isolé. Des opérations similaires visant des biens attribués à Christian Mwando avaient déjà été signalées par le passé, notamment à Lubumbashi en juin 2025, provoquant à chaque fois de vives réactions au sein du camp de Moïse Katumbi.
De son côté, Christian Mwando a également dénoncé une intervention qu’il qualifie d’irrégulière et abusive, alimentant davantage les inquiétudes sur la dégradation du climat politique national, à l’approche des prochaines échéances électorales.
Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition, tandis que la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure un sujet central de discorde et de critiques envers le gouvernement.
Boniface Malimingi Anatole