Assemblée nationale : L’Honorable Patrick Munyomo plaide pour une réforme moderne du Code de la route et de la profession d’huissier de justice
Lors de la plénière du 25 novembre à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, consacrée à l’examen et à l’adoption de deux propositions de loi majeures, l'intervention du député national Patrick Munyomo a marqué l'attention par sa pertinence et son orientation résolument tournée vers la réforme et la modernisation de la gouvernance publique.
Voici ce qu'a proposé l'honorable Patrick Munyomo :
Renforcement de la sécurité routière : Deux recommandations centrales
S’exprimant sur la première proposition de loi portant sur le nouveau Code de la route, vous avez apporté une contribution de poids en formulant deux recommandations essentielles :
1. La création d’un établissement public spécialisé dénommé Agence Congolaise de la Sécurité Routière
Cette structure serait chargée de la régulation, de la prévention, de la formation et du contrôle de la sécurité routière sur toute l’étendue de la RDC. Une institution qui renforcerait le dispositif actuel et contribuerait à réduire sensiblement les accidents de circulation.
2. L’intégration du Code de la route dans le programme de l’enseignement national
Vous avez insisté sur la nécessité de former les jeunes dès le plus jeune âge aux principes de la sécurité routière. Une telle mesure permettrait de développer une culture citoyenne et responsable, indispensable pour protéger des vies et moderniser les comportements sur les routes congolaises.
Profession d’Huissier de justice : Une mise en garde sur l’article 23
Concernant la seconde proposition de loi sur la création et l’organisation de la profession d’Huissier de justice, votre intervention a porté sur l'article 23.
Vous avez clairement souligné qu'il n’était pas opportun d’accorder aux huissiers de justice le droit au port d’arme, estimant qu’une telle prérogative pourrait dénaturer la mission civile et judiciaire de cette profession, dont le rôle repose sur le respect strict des procédures, la neutralité et la médiation.
Cette mise en garde a été saluée comme une contribution visant à maintenir l’équilibre institutionnel et à préserver la sécurité publique.
la rédaction