Kasaï Central : l'UNFPA appuie la formation des élus provinciaux sur la lutte contre les VBG, le mariage d'enfants et les inégalités des sexes
Les députés provinciaux du Kasaï Central participent ce vendredi 21 juin 2024 à un atelier de formation sur les violences sexuelles et basées sur le genre, le mariage d'enfants et les inégalités entre les sexes.
Ces assises organisées par l'ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral FMMDI avec l'appui du Fonds de Nations-Unies pour la population UNFPA mettent autour d'une table les élus provinciaux et les différents acteurs étatiques et de la société ainsi que des organismes internationaux qui oeuvrent pour l'éradication de ce fléau.
Dans son allocution, Nathalie Kambala, Directrice Générale de FMMDI a salué l'engagement des députés provinciaux au bénéfice du bien-être de la population avant d'indiquer que les inégalités observées dans presque tous les domaines de la vie placent la femme dans une précarité avec des conséquences fâcheuses.
«Ces pesanteurs culturelles sont à l'origine des inégalités et de discrimination et à ce titre, dans beaucoup des contrées des petites filles sont promises à des hommes dès leur naissance ou tendre enfance et envoyées au mariage dès leurs premières menstrues et pourtant le gouvernement de la RDC a engagé de nombreuses actions pour lutter contre les violences basées sur le genre à travers beaucoup de textes juridiques», a déclaré Nathalie Kambala.
De son côté, Angélique Dikoume cheffe de bureau a.i de l'UNFPA/Kananga a souligné que la province du Kasaï Central aux côtés des efforts de la communauté nationale et internationale doit jouer sa partition pour mettre fin à ce fléau qui hypothèque la vie de plusieurs femmes et filles.
«La violence basée sur le genre est un problème universel, quotidien, pas seulement en situation de crise mais aussi en contexte de développement. Les VBG et les pratiques néfastes telles que le mariage d'enfants et les pratiques culturelles dégradantes envers les femmes sont des violations des droits humains qui privent les femmes et filles de leur avenir compromettant leur santé et leur bien-être», fait savoir Angélique Dikoume.
Face aux effets physiques et émotionnels des violences basées sur le genre, rappelle-t-elle, il est important d'appuyer le gouvernement a rendre disponibles les services de prise en charge holistique pour les survivantes et de contribuer à rectifier d'autres dimensions d'inégalités de genre, de pesanteurs socioculturelles et pratique néfastes.
«Les élus du peuple que vous êtes ont un rôle prépondérant à jouer dans cette lutte. C'est à ce titre que nous sollicitons votre engagement intégral pour non seulement sensibiliser les communautés à plus de respect des droits des femmes et filles, à plus de protection des survivantes et à l'éradication des normes sociales qui discriminent les femmes mais également à voter des édits qui viennent renforcer l'engagement du gouvernement dans cette noble cause», a-t-elle renchérit.
Le Président de l'Assemblée provinciale qui a lancé ces travaux est revenu sur leurs objectifs qui visent à doter aux participants une meilleure compréhension de l'ampleur des violences basées sur le genre et de susciter leur engagement dans la transformation des normes sociales qui discriminent les femmes et filles.