RDC : Joseph Kabila et Moïse Katumbi contraints à l'exil sous Félix Tshisekedi (révèle Corneille Nanga)
Depuis la réélection de Félix Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo, plusieurs figures politiques de premier plan ont pris le chemin de l’exil. Une situation dénoncée avec vigueur par Corneille Nanga, leader du mouvement Alliance du Fleuve Congo, qui accuse le président de la République d’avoir instauré un régime de répression contre ses opposants.
Dans une interview accordée au Journal Le Soir, Nanga affirme que « de grands acteurs, dont l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, ont été contraints à l’exil, tout comme d’autres personnalités politiques importantes comme Moïse Katumbi, etc. ».
L'ancien Président de la centrale électorale ne s’arrête pas là et dresse un tableau sombre de la situation politique actuelle. Il évoque des arrestations arbitraires et l’usage de la justice comme un outil de répression.
« Plusieurs personnalités politiques sont actuellement enfermées dans des prisons du régime pour des raisons politiques », dénonce-t-il.
Au-delà de la sphère politique, c’est toute la société congolaise qui, selon lui, subit la pression du pouvoir. Nanga estime que « le pays est plongé dans un régime de terreur où la justice est instrumentalisée pour des condamnations irrégulières ».
Corneille Nanga remet également en cause la légitimité du chef de l’État. Selon lui, la victoire électorale de Félix Tshisekedi ne repose sur aucune base crédible.
« M. Félix Tshisekedi est illégitime et tout le monde le sait. Il prétend avoir obtenu 74 % des voix lors des dernières élections, mais ces chiffres ont été fabriqués. Le vrai vainqueur est connu », accuse-t-il.
Il dépeint un pouvoir qui cherche à se maintenir par la force, en « muselant la presse, en arrêtant ou en exilant les opposants et même en tuant certains d’entre eux ».
Au-delà de la sphère politique, Corneille Nanga pointe du doigt la situation sécuritaire en Ituri, où il accuse le général Jonnhy Luboya, présenté comme un proche de Félix Tshisekedi, d’imposer une terreur ayant poussé de nombreux habitants à fuir.
« Des milliers d’Ituriens se sont vus forcés de quitter le territoire pour s’exiler dans les pays voisins, particulièrement en Ouganda », affirme-t-il.