Fistules obstétricales : À Kananga, plus de 350 femmes ont bénéficié de la chirurgie réparatrice grâce à l'appui de l'UNFPA
Plus de 350 femmes ont été soignées à Kananga au Kasai-Central, de la fistule obstétricale grâce à l'appui du fonds de Nations-unies pour la population avec l'aide du Canada.
Selon un médecin de l'hôpital général de référence Saint-Georges qui a bénéficié de l'appui précité, en RDC, la fistule obstétricale demeure un problème de santé maternelle.
"Il est nécessaire et indispensable de signaler que aujourd'hui dans le monde, le millions des jeunes vies sont brisées, dès la première maternité conséquence le plus souvent d'un accouchement dystocique mais aussi un véritable drame social et psychologique pour les femmes qui en sont affectées. Chaque année, plusieurs centaines de milliers des jeunes femmes dans le monde plus particulièrement en Afrique, sont victimes de cette infirmité ou maladie tabou, la fistule obstétricale dont on parle peu. Sous cet angle, en RDC, la fistule obstétricale demeure un problème de santé maternelle”, a-t-il présenté, dans l'introduction de son discours.
Ce médecin qui a suivi une formation sur la fistule obstétricale, ajoute des campagnes de sensibilisation ont été organisées
“L'hôpital Général de Référence Saint-Georges, en collaboration avec Caritas Développement Kananga et UNFPA a déjà organisé plus de 3 fois des campagnes de masse de réparation de fistules, à l'issue de ces campagnes près de 400 femmes ont bénéficié de la chirurgie réparatrice. Vu la nécessité et l'urgence, il a été convenu (...) de pouvoir organiser une formation des médecins et cliniciens pour la pérennisation de cette prise en charge, comme les malades étaient fréquents. À l'issue de cette formation, nous avons ouvert à notre hôpital, une fistulat clinique pour la prise en charge de façon continue de ces femmes vulnérables. À ce jour, nous sommes à peu près à 150 cas de femmes réalisées de façon continuelle ”, a-t-il ajouté, avant de signaler le manque d'autres aspects dans la prise en charge de cette maladie dont la réinsertion sociale.
Présente à la cérémonie qui s'est déroulée en présence de la délégation du Canada et de l'UNFPA, une femme qui a bénéficié de la chirurgie réparatrice, remercie l'UNFPA et le Canada de l'avoir enlève la honte qu'elle avait quand elle souffrait de cette maladie.
Se confiant à la presse après la cérémonie, la responsable du dossier santé et éducation à affaires mondiale Canada, a, pour répondre à la demande de l'hôpital sur “le manque d'appui pour la réinsertion sociale de femmes bénéficiaires de la chirurgie réparatrice de fistule”, elle a promis de faire rapport aux partenaires.
“On a reçu la demande, on va regarder avec nos partenaires, je ne peux pas donner des réponses en ce moment ”, a-t-elle brièvement répondu sur cette question, avant de se rendre à Lukonga où elle a visité l'hôpital général de référence de Lukonga, en pleine réhabilitation.
P.K